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[125] «(el) matadero del difunto conde Jos? de Maistre» (Unamuno Miguel de . La agonia del cristianismo//Obras compl?tas / Ed. Manuel Garcia Blanco. Madrid, 1966. Vol. 7. P. 308). [126] Вечера. С. 31–32. Поскольку это один из самых известных текстов де Местра, его имеет смысл привести в оригинале: «Qu'est-ce donc que cet ?tre inexplicable qui a pr?f?r? ? tous les m?tiers agr?ables, lucratifs, honn?tes et m?me honorables qui se pr?sentent en foule ? la force ou ? la dext?rit? humaine, celui de tourmenter et de mettre ? mort ses semblables? Cette t?te, ce coeur sont-ils faits comme les n?tres? ne contiennent-ils rien de particulier et d'?tranger ? notre nature? Pour moi, je n'en sais pas douter. Il est fait comme nous ext?rieurement; il na?t comme nous; mais c'est un ?tre extraordinaire, et pour qu'il existe dans la famille humaine il faut un d?cret particulier, un FIAT de la puissance cr?atrice. Il est cr?? comme un monde. Voyez ce qu'il est dans l'opinion des hommes, et comprenez, si vous pouvez, comment il peut ignorer cette opinion ou l'affronter! A peine l'autorit? a-t-elle d?sign? sa demeure, ? peine en a-t-il pris possession, que les autres habitations reculent jusqu'? ce qu'elles ne voient plus la sienne. C'est au milieu de cette solitude, et de cette esp?ce de vide forme autour de lui qu'il vit seul avec sa femelle et ses petits, qui lui font conna?tre la voix de l'homme: sans eux il n'en conna?trait que les g?missements ‹…› Un signal lugubre est donn?; un ministre abject de la justice vient frapper ? sa porte et l'avertir qu'on a besoin de lui: il part; il arrive sur une place publique couverte d'une foule press?e et palpitante. On lui jette un empoisonneur, un parricide, un sacril?ge: il le saisit, il l'?tend, il le lie sur une croix horizontale, il l?ve le bras: alors il se fait un silence horrible, et on n'entend plus que le cri des os qui ?clatent sous la barre, et les hurlements de la victime. Il la d?tache; il la porte sur une roue: les membres fracass?s s'enlacent dans les rayons; la t?te pend; les cheveux se h?rissent, et la bouche, ouverte comme une fournaise, n'envoit plus par intervalle qu'un petit nombre de paroles sanglantes qui appellent la mort. Il a fini: le coeur lui bat, mais c'est de joie; il s'applaudit, il dit dans son coeur: Nul ne roue mieux que moi. Il descend: il tend sa main souill?e de sang, et la justice y jette de loin quelques pi?ces d'or qu'il emporte ? travers une double haie d'hommes ?cart?s par l'horreur. Il se met ? table, et il mange; au lit ensuite, et il dort. Et le lendemain, en s'eveillant, il songe ? tout autre chose qu'? ce qu'il a fait la veille. Est-ce un homme? Oui; Dieu le re?oit dans ses temples et lui permet de prier. Il n'est pas criminel; cependant aucune langue ne consent ? dire, par exemple, qu'il est vertueux, qu'il est honn?te homme, qu 'il est estimable, etc. Nul ?loge moral ne peut lui convenir; car tous supposent des rapports avec les hommes, et il n'en a point.- Et cependant toute grandeur, toute puissance, toute subordination repose sur l'ex?cuteur: il est l'horreur et le lien de l'association humaine. Otez du monde cet agent incompr?hensible; dans l'instant m?me l'ordre fait place au chaos, les tr?nes s'ab?ment et la soci?t? dispara?t. Dieu qui est l'auteur de la souverainet?, l'est donc aussi du ch?timent: il a jet? notre terre sur ces deux p?les: car Jehovah est le ma?tre des deux p?les, et sur eux il fait tourner le monde (Domini enim sunt cardines terrae, et posuit super eos orbem (Cant. Annae, I, Reg., II, 8).) — IV, 32–33. — 241 —
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